janvier
Bonjour Pixitroqueurs et Pixitroqueuses ! Et Bonne Année ! Pour commencer 2011 et relancer le Dossier Cinéma – Jeux-vidéos comme il se doit, on aborde aujourd’hui probablement le pire film vu jusqu’ici :

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DOA : DEAD OR ALIVE, sorti en 2006, est une co-production américano-germano-britannique dirigée un réalisateur hongkongais (Corey Yuen).On imagine que la communication ne devait pas toujours être très aisée entre tout ce monde… En tout cas on considérera cela comme l’excuse la plus présentable pour avoir pondu un film aussi inutile. À l’origine, Dead or Alive est une série de jeux de combat en 3D (produits par les japonais Tecmo) surtout connue pour ses personnages féminins aux formes plus que généreuses (à dire vrai surréalistes, surtout pour des combattantes). Aucun réel scénario ne servant de background à la série (si ce n’est des relations entre certains personnages, du style désir de vengeance et autres amabilités), on pouvait s’attendre à tout pour l’adaptation cinématographique. Et bien au final, on n’a rien. Reprenant le coup classique du tournoi organisé sur une île par un très riche et méchant play-boy (dans la veine des films Opération Dragon ou Mortal Kombat, le côté « fantastique » en moins) en vue de devenir le méchant le plus fort du monde (ou quelque chose comme ça), Dead or Alive présente très rapidement les personnages en les mettant dans leur contexte, avant qu’ils ne reçoivent une invitation au tournoi sur l’île via un gadget futuriste tellement fort qu’il arrive à retrouver n’importe qui n’importe où et à faire comprendre à ce n’importe qui en deux secondes et sans ambiguïté qu’il est invité à combattre. Le cas de la princesse Kasumi est le plus surprenant : non seulement il est difficile de comprendre pourquoi elle serait reniée et même chassée à mort par son royaume si jamais elle le quitte, mais le tout se fait en plus à la vitesse de l’éclair, Kasumi finissant par se jeter dans le vide du haut d’une montagne (oui, car Kasumi est très aérienne, un peu à la manière des personnages de Tigre & Dragon) pour s’échapper.
Le principal problème de ce film est qu’il ne tient absolument pas les pourtant assez maigres deux seules promesses posées par l’adaptation du jeu-vidéo Dead or Alive : à savoir, des combats assez techniques (le jeu était un des premiers à mettre en place un système de contres, notamment), et surtout des filles peu vêtues et surtout à très fortes poitrines. Or, dans le film, non seulement les combats sont brouillons voire ridicules, mais surtout les filles ont autant de formes que… des sportives. Ce qui est donc réaliste et forcément réaliste, puisque les actrices qui doivent effectuer les chorégraphies de combat sont forcément plus ou moins sportives, et qu’il est absolument impossible dans la réalité d’avoir le corps des héroïnes du jeu Dead or Alive et d’avoir en même temps leur aisance et leur puissance. Mais ce n’est pas une excuse ! Quitte à faire un film très mauvais, autant en faire un mauvais mais fidèle au jeu et plaisant pour les yeux, en consacrant tout le budget à essayer de réaliser l’impossible, plutôt que de montrer des choses vraiment inutiles comme des gadgets volants et autres effets de caméra tournoyants. Sans compter que les actrices ne sont même pas très jolies non plus… Du coup, la seule scène presque sexy est celle de beach-volley, absolument injustifiée d’un point de vue scénaristique (si ce n’est pour offrir une « pause ludique » aux combattants), mais viendra se rappeler aux bons souvenirs des joueurs de Dead or Alive Xtreme Beach Volleyball, Dead or Alive Xtreme 2, ou encore Dead or Alive Paradise, jeux dérivés de l’univers Dead or Alive proposant des sports de plages (volley-ball, donc, mais aussi jet-ski, tir à la corde et même descente de toboggan) à la place de combats, toujours avec des jeunes demoiselles sexy aux formes « monstrueuses ».
À part ça, il y a quand-même UNE chose plutôt bien vue dans ce long-métrage, bien qu’assez légère : la « charte graphique » des jeux-vidéos de combat est quasi justifiée dans ce film, avec le système de nano-technologies implantées dans les combattants prélevant en temps réel les données concernant leur santé, leur énergie, leurs pouvoirs, leur « ki », etc. Ces données sont alors retranscrites sur des écrans télé d’une salle de vidéo-surveillance (l’île est entièrement truffée de caméras disséminées un peu partout pour filmer les invités durant leurs combats mais aussi durant leurs pauses), via des jauges et des statistiques chiffrées en haut des écrans, exactement comme dans un jeu-vidéo. Le côté « télévisuel » se retrouve également dans l’utilisation du logo « DOA » (pour « Dead Or Alive »), qui revient toutes les cinq minutes, souvent en transition entre deux scènes, comme dans une émission télé, et comme pour nous rappeler que, oui, on est bien en train de regarder l’adaptation cinématographique du jeu Dead or Alive. Enfin, puisqu’il fallait bien un personnage qui surveille ce que filment les caméras et qui ait créé le programme permettant de « voler leur ki » (puisque c’est le but caché du grand méchant), un personnage de « geek loser » a été créé pour le film, sans doute aussi pour permettre l’identification d’une partie du public et lui permettre d’être satisfait quand ce « loser » se révélera un héros et conquerra la fille de ses rêves.
Encore une fois, vous l’aurez compris, les spectateurs fans de jeux-vidéos sont méprisés ou, au mieux, « séduits » par leurs côtés les plus bas…
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Note : 2/10.
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Bande-annonce VOST (Le type chargé des bande-annonces est sûrement le plus doué de toute l’équipe de production, chacun des nombreux teasers donne presque l’impression que le film est sympa) :
http://www.dailymotion.com/videox2kqhs
Retrouvez la série « Dead or Alive » à l’échange sur Pixitroc :
juillet
Bonjour Pixitroqueuses et Pixtroqueurs ! Aujourd’hui, un article dans la continuité de celui de la semaine dernière :

MORTAL KOMBAT : DESTRUCTION FINALE est la suite directe de Mortal Kombat, sortie deux ans après, en 1997. Le réalisateur a changé, la mise en scène étant confiée à un plus grand débutant que pour le premier opus : John R. Leonetti, heureusement resté inconnu, lui. « MEUWTAL KEUMBAATT ! » Comme le premier, le film débute avec le générique le plus violent de tous les temps, qui sera aussi le meilleur moment du film, accompagné encore de la fameuse musique qui donnerait envie même à Gandhi de sauter dans tous les sens en mettant des coups de pied à tout-va. Outre le réalisateur, beaucoup d’acteurs ont également changé d’un film à l’autre, mais jamais pour le mieux : les deux comédiens qui ont repris les rôles de Sonya Blade et Johnny Cage sont largement moins attachants, et c’est sans regret qu’on voit disparaître l’un d’eux très vite ; quant à James Remar (récemment papa de Dexter dans la série éponyme), il donne à Raiden des allures de vieux-beau semblant vouloir éviter les combats (bien qu’il se batte dans ce film-ci, contrairement au premier). Christophe Lambert qui le jouait dans le premier volet a du abandonner le rôle pour un film encore plus incroyable que celui-ci, le fameux Beowulf. (Lire la suite…)
juillet
Bonjour Pixitroqueuses et Pixitroqueurs ! Après une semaine de pause, voici la suite du Dossier Jeux-vidéos au Cinéma, avec à nouveau de la baston à l’honneur :

MORTAL KOMBAT, réalisé par le débutant d’alors Paul W. S. Anderson (et qui réalisera plus tard Resident Evil, dont on aura l’occasion de reparler ici), est sorti en 1995, un an après Street Fighter. Comme ce dernier, il se paie également une « star » has-been au casting, en la personne de notre fierté nationale : Christophe Lambert, qui joue le Dieu du tonnerre Raiden. Il y trouve ici peut-être son meilleur rôle depuis Highlander, jouant énormément sur une complicité avec le spectateur, qui pourra à loisir reconnaître les « gimmicks » propres à l’acteur : rire sarcastique surjoué, sentences lapidaires dites avec un sérieux exagéré (sans compter le tonnerre et les éclairs qui interviennent à la fin de chaque scène de dialogue où il est présent), le tout accentué par une perruque innommable et un regard d’acier renforcé par des éclairs. Comme pour Street Fighter, encore, tout semble fait pour inciter à une lecture au second degré des scènes, grâce notamment au personnage de Johnny Cage, tout en ironie (voir la première scène de celui-ci notamment, avec sa réplique culte : « C’est là que tu dois tomber. »), jouant à plein son rôle d’avatar de Jean-Claude Van Damme (ce dernier a d’ailleurs refusé le rôle au profit de Street Fighter). (Lire la suite…)
juin
Bonjour Pixitroqueuses et Pixitroqueurs ! Pour la suite de ce dossier consacré aux jeux-vidéos adaptés au cinéma, voici un des précurseurs du genre :
Le film STREET FIGHTER, sorti en 1994 et réalisé par le Steven E. de Souza (dont ce sera heureusement le denier coup d’essai), surprend premièrement par ses choix de casting : s’il n’est pas étonnant de voir la star belge américanisée Jean-Claude Van Damme dans un film de combats, lui confier le rôle de Guile oblige d’emblée à adapter le scénario en fonction. Ainsi, Ryu et Ken apparaissent comme des faire-valoirs, et le film traite moins de « combats de rue » que de « combats entre militaires américains et terroristes ou espions ». Kylie Minogue, la chanteuse australienne aux multiples disques d’or, est elle parfaite pour le rôle de Cammy, tout en vigueur et en séduction. Mais la vraie surprise du film est Raùl Julià (qui décèdera malheureusement peu après le tournage), qui joue M. Bison. Inattendu dans ce genre de rôle, pour lequel son physique n’est pas du tout approprié, l’ex-Gomez Addams (dans les films sur La Famille Addams) donne à son personnage la noirceur et la folie nécessaire, tout en n’oubliant pas évidemment une bonne louche d’ironie. (Lire la suite…)








