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19
février

Bonjour Pixitroqueurs et Pixitroqueuses ! Vous pensiez qu’on avait touché le fond la dernière fois avec Dead or Alive ? Eh bien non, il y a encore pire…

ALONE IN THE DARK, sorti en 2005, est le premier film parmi les (trop) nombreux que nous verrons réalisés par l’allemand Uwe Boll, connu pour être un des pires réalisateurs de tous les temps, et qui a malheureusement pour les amateurs de jeux-vidéos souvent officié en produisant des adaptations de jeux au cinéma. Alone in the Dark ne va pas contre cette réputation, mais fait par contre beaucoup de mal à celle de la série de jeux-vidéos du même nom. À la base, le jeu était réputé pour être un précurseur du genre survival-horror (repris ensuite par des jeux comme Resident Evil ou Silent Hill), développant une atmosphère oppressante et inquiétante. Or, contrairement à ce que prétend Uwe Boll lui-même (« Je voulais qu’Alone in the Dark soit un film bourré du suspense qui fasse renaître en nous un sentiment primaire, la peur du noir », dit-il notamment dans les bonus DVD de l’édition director’s cut), le film n’est vraiment, mais alors pas du tout effrayant. Tout juste quelques « bouh ! » timides arrivent parfois entre deux scènes d’actions… Quant à la fameuse obscurité associée à la série de jeux, elle est ici quasi absente. Il y a bien à un moment une presque bonne idée de scène dans le noir complet seulement éclairée par des coups de feu, mais elle est totalement inexploitée tant au niveau de l’action qu’au niveau visuel, pour être réduite uniquement à un effet « clipesque » de flashs lumineux (comme dans une discothèque, où un des danseurs serait un énorme alien).

Les premières secondes du film sont d’emblée aberrantes, avec une introduction écrite de la longueur d’un roman censée nous expliquer plein de choses pour nous mettre dans le contexte, mais qui au final est tellement incompréhensible qu’on a juste hâte que les premières images arrivent enfin. Ce qui ne sera en réalité pas beaucoup mieux. En fait, ce film n’est même pas à proprement parler un nanar, c’est-à-dire que des dialogues au scénario en passant par le jeu des acteurs, rien n’est vraiment assez nul au point qu’on puisse en rire. Non, tout est juste incroyablement mécanique, désincarné, ennuyeux, pas excitant, pas terrifiant… une sorte de vide intersidéral. Même la scène de sexe gratuite et kitsch comme dans un mauvais film des années 80 n’a aucun intérêt, si ce n’est de s’amuser du fait qu’elle est probablement la scène du genre la moins bien amenée de l’histoire du cinéma : le personnage principal Edward Carnby (joué par Christian Slater) se couche seul dans un lit pour se reposer ; on voit ensuite arriver le personnage féminin (joué par Tara Reid), qui bidouille des trucs sans s’intéresser à lui. Après un plan sur une situation ailleurs qui n’a rien à voir, on revient sur Tara Reid qu’on voit s’approcher du corps de Slater en disant des choses aussi subtiles que des « Hmmm, intéressant… », sur fond de musique de lover cliché à souhait (par ailleurs, les musiques lorgnent la plupart du temps vers le dark metal pour enfants).

Le film se présente à peu près comme un sous-Indiana Jones croisé à du sous-X-Files, saupoudré de sous-Aliens et virant parfois vers le sous-film de zombies. Le tout rythmé par une voix-off inutile et impersonnelle, ainsi que par des répliques aussi étranges que : « Si vous êtes parvenus jusqu’en vie ici : vous êtes morts déjà ». Dans la version française, une chose amusante est que les noms propres sont quand-même prononcés « à l’améwicaine ». Mais il y a quand-même une réplique pas mal dans ce film, quand à la fin Edward Carnby dit à propos des monstres qu’il a combattus que « depuis le début ils étaient sous nos pieds ». Cette phrase est presque mot pour mot une réplique de La Guerre des Mondes de Spielberg sorti la même année, à propos des Tripods des extra-terrestres, menace sous-terraine, invisible, et donc d’autant plus dangereuse… Mais même ce genre de fulgurances est noyé par la médiocrité de la fin du film, entre sacrifice d’un personnage invraisemblable d’un point de vue scénaristique et… incompréhension devant ce qui fait office de conclusion. À la fin [attention, SPOILER ! Ah, heu, non, en fait, il n'y a rien qui puisse vraiment être gâché à l'avance avec ce film...], en effet, on se dit que les gentils ont gagné, youpi ! Mais en fait… non ? « L’histoire se répète » ? « La civilisation est rayée de la surface du globe » ? Les humains ont perdu alors ? Mais qu’est-ce que ça veut dire ? Tout le monde s’est fait zombifier par les créatures pendant qu’on avait le dos tourné ? Ou alors, la ville est juste « évacuée » comme cela est indiqué par écrit ? En tout cas, cette fin ouverte sent surtout le coup de théâtre facile, pirouette scénaristique offrant la possibilité d’une suite à venir (sans compter l’effet visuel en vue subjective d’un possible monstre attaquant Carnby, plan ridicule en conclusion d’un film qui ne l’est pas moins).

Si jamais vous n’êtes pas encore convaincu de la qualité de ce film, sachez tout de même qu’à la fin d’une scène, on voit de manière très distincte une personne censée être morte… commencer à se relever !!! Et, non, elle n’est pas non plus censée être une morte-vivante ou quelque chose comme ça, c’est juste une incroyable erreur laissée dans ce film (alors qu’un simple raccourcissement du plan aurait rattrapé l’affaire), qu’on peut définitivement qualifié de « non-réalisé ».

Note : 2/10

Bande-annonce (VO) :

Image de prévisualisation YouTube

Retrouvez la saga Alone in the Dark sur Pixitroc :

30
juillet

Bonjour Pixitroqueurs et Pixitroqueuses ! Après une semaine de vacances, voici le retour du dossier consacré aux jeux-vidéos adaptés au cinéma. Cette semaine, on dézingue du zombie :

RESIDENT EVIL, sorti en 2002, est la seconde adaptation au cinéma d’un jeu-vidéo pour l’américain Paul W. S. Anderson, après Mortal Kombat. Il était prévu à l’origine que la mise en scène soit confiée à George A. Romero, décision on ne peut plus logique quand on sait que le maître du film de zombies (La Nuit des Morts-Vivants, Zombie, Le Jour des Morts-Vivants, entre autres) fut la principale influence de la série des jeux-vidéos Resident Evil. Mais, malgré un scénario assez fidèle à celui du jeu, Romero fut évincé par des producteurs qui voulaient quelque chose de plus spectaculaire. Le résultat final n’est ainsi pas véritablement dans l’esprit du jeu, basé sur une enquête angoissante et la survie dans un univers hostile avec peu de moyens – la recherche et l’économie de munitions est notamment une donnée essentielle de la série de jeux créée par les japonais de Capcom. Dans le film, au contraire, l’équipe de commando mitraille les zombies à tout-va, à tel point qu’on a finalement plus l’impression de regarder une adaptation du jeu-vidéo de shoot them up House of the Dead (mais celui-ci a également eu le droit à son adaptation, dont on aura l’occasion de reparler ici). (Lire la suite…)

14
juillet

Bonjour Pixitroqueuses et Pixtroqueurs ! Aujourd’hui, un article dans la continuité de celui de la semaine dernière :

MORTAL KOMBAT : DESTRUCTION FINALE est la suite directe de Mortal Kombat, sortie deux ans après, en 1997. Le réalisateur a changé, la mise en scène étant confiée à un plus grand débutant que pour le premier opus : John R. Leonetti, heureusement resté inconnu, lui. « MEUWTAL KEUMBAATT ! » Comme le premier, le film débute avec le générique le plus violent de tous les temps, qui sera aussi le meilleur moment du film, accompagné encore de la fameuse musique qui donnerait envie même à Gandhi de sauter dans tous les sens en mettant des coups de pied à tout-va. Outre le réalisateur, beaucoup d’acteurs ont également changé d’un film à l’autre, mais jamais pour le mieux : les deux comédiens qui ont repris les rôles de Sonya Blade et Johnny Cage sont largement moins attachants, et c’est sans regret qu’on voit disparaître l’un d’eux très vite ; quant à James Remar (récemment papa de Dexter dans la série éponyme), il donne à Raiden des allures de vieux-beau semblant vouloir éviter les combats (bien qu’il se batte dans ce film-ci, contrairement au premier). Christophe Lambert qui le jouait dans le premier volet a du abandonner le rôle pour un film encore plus incroyable que celui-ci, le fameux Beowulf. (Lire la suite…)

7
juillet

Bonjour Pixitroqueuses et Pixitroqueurs ! Après une semaine de pause, voici la suite du Dossier Jeux-vidéos au Cinéma, avec à nouveau de la baston à l’honneur :

MORTAL KOMBAT, réalisé par le débutant d’alors Paul W. S. Anderson (et qui réalisera plus tard Resident Evil, dont on aura l’occasion de reparler ici), est sorti en 1995, un an après Street Fighter. Comme ce dernier, il se paie également une « star » has-been au casting, en la personne de notre fierté nationale : Christophe Lambert, qui joue le Dieu du tonnerre Raiden. Il y trouve ici peut-être son meilleur rôle depuis Highlander, jouant énormément sur une complicité avec le spectateur, qui pourra à loisir reconnaître les « gimmicks » propres à l’acteur : rire sarcastique surjoué, sentences lapidaires dites avec un sérieux exagéré (sans compter le tonnerre et les éclairs qui interviennent à la fin de chaque scène de dialogue où il est présent), le tout accentué par une perruque innommable et un regard d’acier renforcé par des éclairs. Comme pour Street Fighter, encore, tout semble fait pour inciter à une lecture au second degré des scènes, grâce notamment au personnage de Johnny Cage, tout en ironie (voir la première scène de celui-ci notamment, avec sa réplique culte : « C’est là que tu dois tomber. »), jouant à plein son rôle d’avatar de Jean-Claude Van Damme (ce dernier a d’ailleurs refusé le rôle au profit de Street Fighter). (Lire la suite…)

23
juin

Bonjour Pixitroqueuses et Pixitroqueurs ! Nouvel épisode du Dossier consacré aux  films adaptés de jeux-vidéos, avec aujourd’hui une icône incontournable.

LARA CROFT : TOMB RAIDER, sorti en 2001, est à ce jour le plus gros succès des films adaptés de jeux-vidéos. La forte popularité du personnage de Lara Croft n’y est sans doute pas étrangère, ainsi que de celle de l’actrice choisie pour l’incarner : Angelina Jolie, probablement le meilleur choix possible pour ce rôle. Tout comme le jeu-vidéo publié par les anglais d’Eidos, le film met ainsi fortement l’accent sur la plastique de son héroïne (légèrement gonflée pour les besoins du film, mais toujours en deçà de celle surréaliste du jeu-vidéo), ainsi que sur le fait qu’elle soit justement un des rares personnages féminins d’action et d’aventure (le film est d’ailleurs le plus gros succès de ce  »genre », avec la série des Alien). Sorte d’Indiana Jones à tresses et en mini-short, Lara explore le monde à la recherche de trésors archéologiques secrets, d’énigmes mystiques à résoudre, et de méchants à zigouiller (bien qu’en réalité, dans le film, Lara ne tue ni ne blesse même aucun humain avec ses pistolets). (Lire la suite…)

16
juin

Bonjour Pixitroqueuses et Pixitroqueurs ! Revenons aujourd’hui sur le dernier film adaptant un jeu-vidéo sorti à ce jour :


PRINCE OF PERSIA : LES SABLES DU TEMPS, sorti il y a maintenant quelques semaines, est une très grosse production américaine (a priori le plus gros budget à ce jour pour un film tiré d’un jeu-vidéo), avec son lot de décors gigantesques et de stars au casting (dont Ben Kingsley, Oscar du meilleur acteur en 1983 pour son interprétation de Gandhi). Inspiré du deuxième opus de la saga vidéo-ludique créée par l’américain Jordan Mechner, il n’en garde cependant que peu de choses : le pouvoir magique de la dague et la base de personnages principaux, à savoir un jeune couple princier de la Perse moyenâgeuse passant autant de temps à se séduire qu’à se chamailler, chacun des deux possédant un caractère insoumis qui ne leur offre pas que des avantages. La force du film se trouve ainsi dans leur relation, floue et passionnée, romantique et gouailleuse. (Lire la suite…)

9
juin

Bonjour Pixitroqueuses et Pixitroqueurs ! Pour la suite de  ce dossier consacré aux jeux-vidéos adaptés au cinéma, voici un des précurseurs du genre :

Le film STREET FIGHTER, sorti en 1994 et réalisé par le  Steven E. de Souza (dont ce sera heureusement le denier coup d’essai), surprend premièrement par ses choix de casting : s’il n’est pas étonnant de voir la star belge américanisée Jean-Claude Van Damme dans un film de combats, lui confier le rôle de Guile oblige d’emblée à adapter le scénario en fonction. Ainsi, Ryu et Ken apparaissent comme des faire-valoirs, et le film traite moins de « combats de rue » que de « combats entre militaires américains et terroristes ou espions ». Kylie Minogue, la chanteuse australienne aux multiples disques d’or, est elle parfaite pour le rôle de Cammy, tout en vigueur et en séduction. Mais la vraie surprise du film est Raùl Julià (qui décèdera malheureusement peu après le tournage), qui joue M. Bison. Inattendu dans ce genre de rôle, pour lequel son physique n’est pas du tout approprié, l’ex-Gomez Addams (dans les films sur La Famille Addams) donne à son personnage la noirceur et la folie nécessaire, tout en n’oubliant pas évidemment une bonne louche d’ironie. (Lire la suite…)

2
juin

Bonjour Pixitroqueuses et Pixitroqueurs !

La sortie du film Prince of Persia : les sables du temps est l’occasion de faire le point sur les adaptations de jeux-vidéos en films, tendance encore rare mais en pleine expansion, surtout quand on voit le calendrier des films annoncés pour les temps à venir. Le blog de Pixitroc ouvre donc ici un dossier-diaporama sur ces films qui ont rarement (voire jamais ?) donné de résultats heureux, mais par contre souvent drôles. Il s’en suivra ensuite logiquement un classement des « moins pires » d’entre eux.

(Toutes les images utilisées pour ce dossier sont tirées du site www.imdb.com)

Premier film étudié dans ce dossier : Silent Hill.

Le film SILENT HILL , sorti en 2006, fut réalisé par un « français », Christophe Gans. Les guillemets sont de circonstance tant ce metteur en scène n’a jamais vraiment été considéré dans son propre pays, qui goûte habituellement plus aux films d’auteurs ou aux comédies qu’aux films de genre qu’il affectionne (il a auparavant réalisé Crying Freeman et Le Pacte des Loups) au même titre qu’un Luc Besson par exemple. Ce film est ainsi une production franco-américaine (alors que les jeux-vidéos Silent Hill sont produits par les Japonais de Konami, même s’ils sont très ancrés dans la culture américaine). (Lire la suite…)

31
mai

L’équipe Pixitroc s’agrandit afin de mieux vous satisfaire !
Je vous prierai d’accueillir nos deux comparses : Amandine (alias Lullabynight) et Ulysse (alias Youli) qui animeront le blog pour qu’il soit encore plus fournis en informations.
Pour l’occasion des nouvelles catégories viendront s’ajouter aux anciennes : Cinéma, animation et musique.

Je profite de ce billet pour vous informer qu’une des nouvelles fonctionnalités va montrer le bout de son nez incessamment sous peu ;-)
J’espère vraiment que tout ça vous fera plaisir ! Après, on ne pourra pas dire que l’on ne prend pas soin de nos petits Pixitroqueurs…