novembre
Bonjour Pixitroqueurs et Pixitroqueuses ! Aujourd’hui, bouclage de la série Resident Evil :
RESIDENT EVIL : AFTERLIFE, encore visible dans quelques salles de cinéma en ce moment, est donc le dernier épisode de la série sorti à ce jour. Il bénéficie de la technologie à la mode du moment (surtout pour les films d’action), la 3D. La bande-annonce promettait d’ailleurs que celle-ci était « une véritable 3D », c’est-à-dire que, contrairement à des films comme Le Choc des Titans, tournés en 2D puis « gonflés » en 3D, Resident Evil Afterlife a lui été tourné directement en 3D, grâce aux nouvelles caméras développées par James Cameron pour son Avatar. Fier de ce luxe, Paul W. S. Anderson (réalisateur du premier opus et producteur de la série, qui revient donc ici également à la réalisation) ne se prive pas de tout faire pour prouver au spectateur que le prix qu’il a ajouté pour voir le film en 3D est visible à l’écran. Le film accumule donc tout ce que James Cameron préconise de ne pas faire, à savoir user et abuser d’effets de « jaillissement » d’objets au premier plan, utilisation primaire de la 3D proche de celle utilisée pour les films montrés dans les parcs d’attraction (comme par exemple Chérie, j’ai rétréci le public à Dysneyland Paris). Si cette utilisation peut être plus ou moins amusante (surtout pour un public néophyte), elle se révèle assez limitée à la longue. De plus, de nombreux scènes d’action sont montrées au ralenti, fait habituel dans les films Resident Evil mais ici poussé à un tel extrémisme qu’il est fortement possible que ce film soit le film ayant le plus fort pourcentage de scènes au ralenti de l’histoire du cinéma. (Lire la suite…)
octobre
Bonjour Pixitroqueurs et Pixitroqueuses ! Encore et toujours du zombie à se mettre sous la dent pour la suite de ce dossier :
RESIDENT EVIL : EXTINCTION, contrairement à Resident Evil Apocalypse, ne suit pas l’épisode précédent immédiatement. Le film commence en effet cinq ans après la destruction de Racoon City. Désormais, le monde entier est contaminé (ce qui ne sera jamais le cas dans les jeux-vidéos), et le virus T a même eu de l’effet sur les paysages, devenus désertiques. Mais avant de nous plonger dans ce monde post-apocalyptique (c’est le cas de le dire), l’introduction nous renvoie au premier épisode de la série, dans une sorte de remake de ses meilleurs moments. C’est un moyen assez intéressant de nous recontextualiser l’histoire, alors que dans le deuxième film on entendait Alice nous la raconter, via un témoignage audio (dont on ne verra l’enregistrement que plus tard dans le film) censé prouver le complot géant d’Umbrella (ce qui malheureusement pour elle échouera). Concernant « l’héritage » des précédents films, pour finir, on remarquera que le personnage de Jill a totalement disparu, sans même qu’il en soit fait mention à aucun moment. (Lire la suite…)
octobre
Bonjour Pixitroqueurs et Pixitroqueuses ! C’est la rentrée pour le Dossier Cinéma – Jeux-Vidéos. Resident Evil : Afterlife sorti il y a peu, il était grand temps de compléter l’analyse de la saga Resident Evil au cinéma. Voici donc le deuxième du nom.
RESIDENT EVIL : APOCALYPSE, sorti en 2004 et réalisé par Alexander Witt (première expérience pour lui, qu’il n’a heureusement jamais renouvelée), fonctionne comme une suite basique d’un point de vue de producteur : il faut que tout soit comme dans le premier, mais avec plus d’action, plus d’explosions, plus de tout ! Dans ce film, tout est ainsi surenchère permanente, le tout agrémenté de nombreux effets inutiles (et moches) censés rendre le tout plus spectaculaire (alors qu’ils ont en fait tendance à faire sortir de l’action brute, et donc à créer l’effet inverse de celui recherché). L’effet de prédilection des Resident Evil est et restera toujours le ralenti, ici utilisé pour chaque attaque de zombies. Mais ces ralentis ne sont même pas de véritables ralentis de cinéma, juste un effet cheap créé en post-production rendant chaque action floue et molle (alors-même que le pari semblait avoir été fait de rendre zombies et autres monstres tous plus rapides). Pour en finir avec le côté surenchère, une anecdote amusante est à relever : dans le commentaire audio présent sur le DVD du premier Resident Evil, l’actrice principale Milla Jovovich (de plus en plus véritable fer de lance et figure de proue de la série) s’amusait du fait qu’elle apparaissait à moitié nue dans le film, prouvant son engagement pour celui-ci. Ce à quoi Paul W.S. Anderson (réalisateur du premier film et scénariste/producteur de cet Apocalypse) lui rétorquait que si ça avait été le cas elle aurait été entièrement nue. Coïncidence ou non, c’est bien le cas dans ce second opus. (Lire la suite…)
septembre
Bonjours Pixitroqueuses et Pixitroqueurs ! Après la curée de jouvence de la semaine dernière, aujourd’hui retour vers le futur :
HITMAN, sorti en 2007, est une co-production franco-hollywoodienne (20th Century Fox et Europa Corp, la boîte de Luc Besson) réalisée par un jeune réalisateur français, Xavier Gens, qui s’était fait une réputation en tant que formaliste et technicien plutôt doué grâce à ses courts-métrages et ses assistances pour des réalisateurs assez renommés (John Frankenheimer, Tsui Hark…). Il est surtout connu auprès du public pour s’être rendu coupable de Frontière(s), son premier long-métrage, film d’horreur grand-guignolesque au « message politique » maladroit et grotesque. Hitman, second film du réalisateur mais sorti en premier, est une production beaucoup moins fantaisiste, main-mise hollywoodienne oblige, présentant une configuration classique et calibrée de film d’action : fusillades aux quatre coins du monde, gadgets haute technologie et jolie fille. Et c’est bien là le problème : Hitman, le jeu-vidéo, est entièrement basé sur l’infiltration et la discrétion, à l’instar des Metal Gear Solid, Assassin’s Creed et autres Tenchu, le joueur incarnant le tueur 47 éliminant ses cibles le plus souvent avec une corde de piano ou un revolver silencieux. Or, dans le film, l’agent 47 dézingue à tout-va à coups de mitraillettes pointées dans toutes les directions, comme dans n’importe quel film avec Vin Diesel ou Jason Statham. Ces derniers devaient d’ailleurs jouer le rôle principal, mais ont décliné l’offre (même si Vin Diesel est par ailleurs producteur exécutif du film) au profit de Timothy Olyphant, qui est l’autre déception majeure de ce film, tant son charisme et sa variété d’expressions sont proches de ceux d’une huitre (sans compter que le crane rasé ne lui va pas du tout). (Lire la suite…)
juillet
Bonjour Pixitroqueurs et Pixitroqueuses ! Après une semaine de vacances, voici le retour du dossier consacré aux jeux-vidéos adaptés au cinéma. Cette semaine, on dézingue du zombie :

RESIDENT EVIL, sorti en 2002, est la seconde adaptation au cinéma d’un jeu-vidéo pour l’américain Paul W. S. Anderson, après Mortal Kombat. Il était prévu à l’origine que la mise en scène soit confiée à George A. Romero, décision on ne peut plus logique quand on sait que le maître du film de zombies (La Nuit des Morts-Vivants, Zombie, Le Jour des Morts-Vivants, entre autres) fut la principale influence de la série des jeux-vidéos Resident Evil. Mais, malgré un scénario assez fidèle à celui du jeu, Romero fut évincé par des producteurs qui voulaient quelque chose de plus spectaculaire. Le résultat final n’est ainsi pas véritablement dans l’esprit du jeu, basé sur une enquête angoissante et la survie dans un univers hostile avec peu de moyens – la recherche et l’économie de munitions est notamment une donnée essentielle de la série de jeux créée par les japonais de Capcom. Dans le film, au contraire, l’équipe de commando mitraille les zombies à tout-va, à tel point qu’on a finalement plus l’impression de regarder une adaptation du jeu-vidéo de shoot them up House of the Dead (mais celui-ci a également eu le droit à son adaptation, dont on aura l’occasion de reparler ici). (Lire la suite…)
juin
Bonjour Pixitroqueuses et Pixitroqueurs ! Nouvel épisode du Dossier consacré aux films adaptés de jeux-vidéos, avec aujourd’hui une icône incontournable.
LARA CROFT : TOMB RAIDER, sorti en 2001, est à ce jour le plus gros succès des films adaptés de jeux-vidéos. La forte popularité du personnage de Lara Croft n’y est sans doute pas étrangère, ainsi que de celle de l’actrice choisie pour l’incarner : Angelina Jolie, probablement le meilleur choix possible pour ce rôle. Tout comme le jeu-vidéo publié par les anglais d’Eidos, le film met ainsi fortement l’accent sur la plastique de son héroïne (légèrement gonflée pour les besoins du film, mais toujours en deçà de celle surréaliste du jeu-vidéo), ainsi que sur le fait qu’elle soit justement un des rares personnages féminins d’action et d’aventure (le film est d’ailleurs le plus gros succès de ce »genre », avec la série des Alien). Sorte d’Indiana Jones à tresses et en mini-short, Lara explore le monde à la recherche de trésors archéologiques secrets, d’énigmes mystiques à résoudre, et de méchants à zigouiller (bien qu’en réalité, dans le film, Lara ne tue ni ne blesse même aucun humain avec ses pistolets). (Lire la suite…)







