février
Bonjour Pixitroqueurs et Pixitroqueuses ! Vous pensiez qu’on avait touché le fond la dernière fois avec Dead or Alive ? Eh bien non, il y a encore pire…
ALONE IN THE DARK, sorti en 2005, est le premier film parmi les (trop) nombreux que nous verrons réalisés par l’allemand Uwe Boll, connu pour être un des pires réalisateurs de tous les temps, et qui a malheureusement pour les amateurs de jeux-vidéos souvent officié en produisant des adaptations de jeux au cinéma. Alone in the Dark ne va pas contre cette réputation, mais fait par contre beaucoup de mal à celle de la série de jeux-vidéos du même nom. À la base, le jeu était réputé pour être un précurseur du genre survival-horror (repris ensuite par des jeux comme Resident Evil ou Silent Hill), développant une atmosphère oppressante et inquiétante. Or, contrairement à ce que prétend Uwe Boll lui-même (« Je voulais qu’Alone in the Dark soit un film bourré du suspense qui fasse renaître en nous un sentiment primaire, la peur du noir », dit-il notamment dans les bonus DVD de l’édition director’s cut), le film n’est vraiment, mais alors pas du tout effrayant. Tout juste quelques « bouh ! » timides arrivent parfois entre deux scènes d’actions… Quant à la fameuse obscurité associée à la série de jeux, elle est ici quasi absente. Il y a bien à un moment une presque bonne idée de scène dans le noir complet seulement éclairée par des coups de feu, mais elle est totalement inexploitée tant au niveau de l’action qu’au niveau visuel, pour être réduite uniquement à un effet « clipesque » de flashs lumineux (comme dans une discothèque, où un des danseurs serait un énorme alien).
Les premières secondes du film sont d’emblée aberrantes, avec une introduction écrite de la longueur d’un roman censée nous expliquer plein de choses pour nous mettre dans le contexte, mais qui au final est tellement incompréhensible qu’on a juste hâte que les premières images arrivent enfin. Ce qui ne sera en réalité pas beaucoup mieux. En fait, ce film n’est même pas à proprement parler un nanar, c’est-à -dire que des dialogues au scénario en passant par le jeu des acteurs, rien n’est vraiment assez nul au point qu’on puisse en rire. Non, tout est juste incroyablement mécanique, désincarné, ennuyeux, pas excitant, pas terrifiant… une sorte de vide intersidéral. Même la scène de sexe gratuite et kitsch comme dans un mauvais film des années 80 n’a aucun intérêt, si ce n’est de s’amuser du fait qu’elle est probablement la scène du genre la moins bien amenée de l’histoire du cinéma : le personnage principal Edward Carnby (joué par Christian Slater) se couche seul dans un lit pour se reposer ; on voit ensuite arriver le personnage féminin (joué par Tara Reid), qui bidouille des trucs sans s’intéresser à lui. Après un plan sur une situation ailleurs qui n’a rien à voir, on revient sur Tara Reid qu’on voit s’approcher du corps de Slater en disant des choses aussi subtiles que des « Hmmm, intéressant… », sur fond de musique de lover cliché à souhait (par ailleurs, les musiques lorgnent la plupart du temps vers le dark metal pour enfants).
Le film se présente à peu près comme un sous-Indiana Jones croisé à du sous-X-Files, saupoudré de sous-Aliens et virant parfois vers le sous-film de zombies. Le tout rythmé par une voix-off inutile et impersonnelle, ainsi que par des répliques aussi étranges que : « Si vous êtes parvenus jusqu’en vie ici : vous êtes morts déjà  ». Dans la version française, une chose amusante est que les noms propres sont quand-même prononcés « à l’améwicaine ». Mais il y a quand-même une réplique pas mal dans ce film, quand à la fin Edward Carnby dit à propos des monstres qu’il a combattus que « depuis le début ils étaient sous nos pieds ». Cette phrase est presque mot pour mot une réplique de La Guerre des Mondes de Spielberg sorti la même année, à propos des Tripods des extra-terrestres, menace sous-terraine, invisible, et donc d’autant plus dangereuse… Mais même ce genre de fulgurances est noyé par la médiocrité de la fin du film, entre sacrifice d’un personnage invraisemblable d’un point de vue scénaristique et… incompréhension devant ce qui fait office de conclusion. À la fin [attention, SPOILER ! Ah, heu, non, en fait, il n'y a rien qui puisse vraiment être gâché à l'avance avec ce film...], en effet, on se dit que les gentils ont gagné, youpi ! Mais en fait… non ? « L’histoire se répète » ? « La civilisation est rayée de la surface du globe » ? Les humains ont perdu alors ? Mais qu’est-ce que ça veut dire ? Tout le monde s’est fait zombifier par les créatures pendant qu’on avait le dos tourné ? Ou alors, la ville est juste « évacuée » comme cela est indiqué par écrit ? En tout cas, cette fin ouverte sent surtout le coup de théâtre facile, pirouette scénaristique offrant la possibilité d’une suite à venir (sans compter l’effet visuel en vue subjective d’un possible monstre attaquant Carnby, plan ridicule en conclusion d’un film qui ne l’est pas moins).
Si jamais vous n’êtes pas encore convaincu de la qualité de ce film, sachez tout de même qu’à la fin d’une scène, on voit de manière très distincte une personne censée être morte… commencer à se relever !!! Et, non, elle n’est pas non plus censée être une morte-vivante ou quelque chose comme ça, c’est juste une incroyable erreur laissée dans ce film (alors qu’un simple raccourcissement du plan aurait rattrapé l’affaire), qu’on peut définitivement qualifié de « non-réalisé ».
Note : 2/10
Bande-annonce (VO) :
janvier
Bonjour Pixitroqueurs et Pixitroqueuses ! Et Bonne Année ! Pour commencer 2011 et relancer le Dossier Cinéma – Jeux-vidéos comme il se doit, on aborde aujourd’hui probablement le pire film vu jusqu’ici :

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DOA : DEAD OR ALIVE, sorti en 2006, est une co-production américano-germano-britannique dirigée un réalisateur hongkongais (Corey Yuen).On imagine que la communication ne devait pas toujours être très aisée entre tout ce monde… En tout cas on considérera cela comme l’excuse la plus présentable pour avoir pondu un film aussi inutile. À l’origine, Dead or Alive est une série de jeux de combat en 3D (produits par les japonais Tecmo) surtout connue pour ses personnages féminins aux formes plus que généreuses (à dire vrai surréalistes, surtout pour des combattantes). Aucun réel scénario ne servant de background à la série (si ce n’est des relations entre certains personnages, du style désir de vengeance et autres amabilités), on pouvait s’attendre à tout pour l’adaptation cinématographique. Et bien au final, on n’a rien. Reprenant le coup classique du tournoi organisé sur une île par un très riche et méchant play-boy (dans la veine des films Opération Dragon ou Mortal Kombat, le côté « fantastique » en moins) en vue de devenir le méchant le plus fort du monde (ou quelque chose comme ça), Dead or Alive présente très rapidement les personnages en les mettant dans leur contexte, avant qu’ils ne reçoivent une invitation au tournoi sur l’île via un gadget futuriste tellement fort qu’il arrive à retrouver n’importe qui n’importe où et à faire comprendre à ce n’importe qui en deux secondes et sans ambiguïté qu’il est invité à combattre. Le cas de la princesse Kasumi est le plus surprenant : non seulement il est difficile de comprendre pourquoi elle serait reniée et même chassée à mort par son royaume si jamais elle le quitte, mais le tout se fait en plus à la vitesse de l’éclair, Kasumi finissant par se jeter dans le vide du haut d’une montagne (oui, car Kasumi est très aérienne, un peu à la manière des personnages de Tigre & Dragon) pour s’échapper.
Le principal problème de ce film est qu’il ne tient absolument pas les pourtant assez maigres deux seules promesses posées par l’adaptation du jeu-vidéo Dead or Alive : à savoir, des combats assez techniques (le jeu était un des premiers à mettre en place un système de contres, notamment), et surtout des filles peu vêtues et surtout à très fortes poitrines. Or, dans le film, non seulement les combats sont brouillons voire ridicules, mais surtout les filles ont autant de formes que… des sportives. Ce qui est donc réaliste et forcément réaliste, puisque les actrices qui doivent effectuer les chorégraphies de combat sont forcément plus ou moins sportives, et qu’il est absolument impossible dans la réalité d’avoir le corps des héroïnes du jeu Dead or Alive et d’avoir en même temps leur aisance et leur puissance. Mais ce n’est pas une excuse ! Quitte à faire un film très mauvais, autant en faire un mauvais mais fidèle au jeu et plaisant pour les yeux, en consacrant tout le budget à essayer de réaliser l’impossible, plutôt que de montrer des choses vraiment inutiles comme des gadgets volants et autres effets de caméra tournoyants. Sans compter que les actrices ne sont même pas très jolies non plus… Du coup, la seule scène presque sexy est celle de beach-volley, absolument injustifiée d’un point de vue scénaristique (si ce n’est pour offrir une « pause ludique » aux combattants), mais viendra se rappeler aux bons souvenirs des joueurs de Dead or Alive Xtreme Beach Volleyball, Dead or Alive Xtreme 2, ou encore Dead or Alive Paradise, jeux dérivés de l’univers Dead or Alive proposant des sports de plages (volley-ball, donc, mais aussi jet-ski, tir à la corde et même descente de toboggan) à la place de combats, toujours avec des jeunes demoiselles sexy aux formes « monstrueuses ».
À part ça, il y a quand-même UNE chose plutôt bien vue dans ce long-métrage, bien qu’assez légère : la « charte graphique » des jeux-vidéos de combat est quasi justifiée dans ce film, avec le système de nano-technologies implantées dans les combattants prélevant en temps réel les données concernant leur santé, leur énergie, leurs pouvoirs, leur « ki », etc. Ces données sont alors retranscrites sur des écrans télé d’une salle de vidéo-surveillance (l’île est entièrement truffée de caméras disséminées un peu partout pour filmer les invités durant leurs combats mais aussi durant leurs pauses), via des jauges et des statistiques chiffrées en haut des écrans, exactement comme dans un jeu-vidéo. Le côté « télévisuel » se retrouve également dans l’utilisation du logo « DOA » (pour « Dead Or Alive »), qui revient toutes les cinq minutes, souvent en transition entre deux scènes, comme dans une émission télé, et comme pour nous rappeler que, oui, on est bien en train de regarder l’adaptation cinématographique du jeu Dead or Alive. Enfin, puisqu’il fallait bien un personnage qui surveille ce que filment les caméras et qui ait créé le programme permettant de « voler leur ki » (puisque c’est le but caché du grand méchant), un personnage de « geek loser » a été créé pour le film, sans doute aussi pour permettre l’identification d’une partie du public et lui permettre d’être satisfait quand ce « loser » se révélera un héros et conquerra la fille de ses rêves.
Encore une fois, vous l’aurez compris, les spectateurs fans de jeux-vidéos sont méprisés ou, au mieux, « séduits » par leurs côtés les plus bas…
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Note : 2/10.
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Bande-annonce VOST (Le type chargé des bande-annonces est sûrement le plus doué de toute l’équipe de production, chacun des nombreux teasers donne presque l’impression que le film est sympa) :
http://www.dailymotion.com/videox2kqhs
Retrouvez la série « Dead or Alive » à l’échange sur Pixitroc :
novembre
Bonjour Pixitroqueurs et Pixitroqueuses ! Aujourd’hui, bouclage de la série Resident Evil :
RESIDENT EVIL : AFTERLIFE, encore visible dans quelques salles de cinéma en ce moment, est donc le dernier épisode de la série sorti à ce jour. Il bénéficie de la technologie à la mode du moment (surtout pour les films d’action), la 3D. La bande-annonce promettait d’ailleurs que celle-ci était « une véritable 3D », c’est-à -dire que, contrairement à des films comme Le Choc des Titans, tournés en 2D puis « gonflés » en 3D, Resident Evil Afterlife a lui été tourné directement en 3D, grâce aux nouvelles caméras développées par James Cameron pour son Avatar. Fier de ce luxe, Paul W. S. Anderson (réalisateur du premier opus et producteur de la série, qui revient donc ici également à la réalisation) ne se prive pas de tout faire pour prouver au spectateur que le prix qu’il a ajouté pour voir le film en 3D est visible à l’écran. Le film accumule donc tout ce que James Cameron préconise de ne pas faire, à savoir user et abuser d’effets de « jaillissement » d’objets au premier plan, utilisation primaire de la 3D proche de celle utilisée pour les films montrés dans les parcs d’attraction (comme par exemple Chérie, j’ai rétréci le public à Dysneyland Paris). Si cette utilisation peut être plus ou moins amusante (surtout pour un public néophyte), elle se révèle assez limitée à la longue. De plus, de nombreux scènes d’action sont montrées au ralenti, fait habituel dans les films Resident Evil mais ici poussé à un tel extrémisme qu’il est fortement possible que ce film soit le film ayant le plus fort pourcentage de scènes au ralenti de l’histoire du cinéma. (Lire la suite…)
octobre
Bonjour Pixitroqueurs et Pixitroqueuses ! Encore et toujours du zombie à se mettre sous la dent pour la suite de ce dossier :
RESIDENT EVIL : EXTINCTION, contrairement à Resident Evil Apocalypse, ne suit pas l’épisode précédent immédiatement. Le film commence en effet cinq ans après la destruction de Racoon City. Désormais, le monde entier est contaminé (ce qui ne sera jamais le cas dans les jeux-vidéos), et le virus T a même eu de l’effet sur les paysages, devenus désertiques. Mais avant de nous plonger dans ce monde post-apocalyptique (c’est le cas de le dire), l’introduction nous renvoie au premier épisode de la série, dans une sorte de remake de ses meilleurs moments. C’est un moyen assez intéressant de nous recontextualiser l’histoire, alors que dans le deuxième film on entendait Alice nous la raconter, via un témoignage audio (dont on ne verra l’enregistrement que plus tard dans le film) censé prouver le complot géant d’Umbrella (ce qui malheureusement pour elle échouera). Concernant « l’héritage » des précédents films, pour finir, on remarquera que le personnage de Jill a totalement disparu, sans même qu’il en soit fait mention à aucun moment. (Lire la suite…)
octobre
Bonjour Pixitroqueurs et Pixitroqueuses ! C’est la rentrée pour le Dossier Cinéma – Jeux-Vidéos. Resident Evil : Afterlife sorti il y a peu, il était grand temps de compléter l’analyse de la saga Resident Evil au cinéma. Voici donc le deuxième du nom.
RESIDENT EVIL : APOCALYPSE, sorti en 2004 et réalisé par Alexander Witt (première expérience pour lui, qu’il n’a heureusement jamais renouvelée), fonctionne comme une suite basique d’un point de vue de producteur : il faut que tout soit comme dans le premier, mais avec plus d’action, plus d’explosions, plus de tout ! Dans ce film, tout est ainsi surenchère permanente, le tout agrémenté de nombreux effets inutiles (et moches) censés rendre le tout plus spectaculaire (alors qu’ils ont en fait tendance à faire sortir de l’action brute, et donc à créer l’effet inverse de celui recherché). L’effet de prédilection des Resident Evil est et restera toujours le ralenti, ici utilisé pour chaque attaque de zombies. Mais ces ralentis ne sont même pas de véritables ralentis de cinéma, juste un effet cheap créé en post-production rendant chaque action floue et molle (alors-même que le pari semblait avoir été fait de rendre zombies et autres monstres tous plus rapides). Pour en finir avec le côté surenchère, une anecdote amusante est à relever : dans le commentaire audio présent sur le DVD du premier Resident Evil, l’actrice principale Milla Jovovich (de plus en plus véritable fer de lance et figure de proue de la série) s’amusait du fait qu’elle apparaissait à moitié nue dans le film, prouvant son engagement pour celui-ci. Ce à quoi Paul W.S. Anderson (réalisateur du premier film et scénariste/producteur de cet Apocalypse) lui rétorquait que si ça avait été le cas elle aurait été entièrement nue. Coïncidence ou non, c’est bien le cas dans ce second opus. (Lire la suite…)
septembre
Bonjours Pixitroqueuses et Pixitroqueurs ! Après la curée de jouvence de la semaine dernière, aujourd’hui retour vers le futur :
HITMAN, sorti en 2007, est une co-production franco-hollywoodienne (20th Century Fox et Europa Corp, la boîte de Luc Besson) réalisée par un jeune réalisateur français, Xavier Gens, qui s’était fait une réputation en tant que formaliste et technicien plutôt doué grâce à ses courts-métrages et ses assistances pour des réalisateurs assez renommés (John Frankenheimer, Tsui Hark…). Il est surtout connu auprès du public pour s’être rendu coupable de Frontière(s), son premier long-métrage, film d’horreur grand-guignolesque au « message politique » maladroit et grotesque. Hitman, second film du réalisateur mais sorti en premier, est une production beaucoup moins fantaisiste, main-mise hollywoodienne oblige, présentant une configuration classique et calibrée de film d’action : fusillades aux quatre coins du monde, gadgets haute technologie et jolie fille. Et c’est bien là le problème : Hitman, le jeu-vidéo, est entièrement basé sur l’infiltration et la discrétion, à l’instar des Metal Gear Solid, Assassin’s Creed et autres Tenchu, le joueur incarnant le tueur 47 éliminant ses cibles le plus souvent avec une corde de piano ou un revolver silencieux. Or, dans le film, l’agent 47 dézingue à tout-va à coups de mitraillettes pointées dans toutes les directions, comme dans n’importe quel film avec Vin Diesel ou Jason Statham. Ces derniers devaient d’ailleurs jouer le rôle principal, mais ont décliné l’offre (même si Vin Diesel est par ailleurs producteur exécutif du film) au profit de Timothy Olyphant, qui est l’autre déception majeure de ce film, tant son charisme et sa variété d’expressions sont proches de ceux d’une huitre (sans compter que le crane rasé ne lui va pas du tout). (Lire la suite…)
août
Bonjour Pixitroqueuses et Pixitroqueurs ! Voici enfin le moment tant attendu : celui du retour à la source, au mythe ancestral, à la légende fondatrice, aux poils de moustache coincés dans la tuyauterie :
SUPER MARIO BROS., sorti en 1993, fut la première des adaptations vidéo-ludiques au cinéma. Quoi de plus naturel donc qu’il se base sur le jeu-vidéo le plus connu au monde, créé par « le Steven Spielberg des jeux-vidéos », Shigeru Miyamoto (également concepteur de Zelda et Donkey Kong, entre autres). Super Mario Bros. est d’ailleurs resté longtemps le jeu-vidéo le plus vendu mondialement, seulement dépassé récemment par Wii Sports (autre production de Miyamoto pour Nintendo). Ce jeu est également connu pour avoir été un pionnier dans l’inventivité narrative, étant le premier jeu-vidéo avec une histoire qui se suit du début à la fin du jeu. Celle-ci est simple et étrange à la fois : Mario et son frère Luigi, deux plombiers, arrivent mystérieusement dans un monde fantastique peuplé de champignons et gouverné par la princesse Peach, qui a été envouté par un monstre-magicien maléfique nommé Koopa. (Lire la suite…)
août
Bonjour Pixitroqueuses et Pixitroqueurs ! Après une longue attente, voici la suite de notre Dossier consacré aux jeux-vidéos adaptés au cinéma, avec aujourd’hui un film atypique à plus d’un titre :

FINAL FANTASY : THE SPIRITS WITHIN (Les Créatures de l’Esprit en version française), sorti en 2001, est la première création cinématographique de Square Pictures (ce sera également pas loin d’être la dernière : ce film n’ayant pas eu le succès escompté, Square Enix, reprenant Square Pictures lors de la fusion du groupe, n’insistera pas vraiment dans des aventures si risquées), branche issue du studio Squaresoft, créateur (entre autres) de la série vidéo-ludique Final Fantasy. Le réalisateur du film, Hironobu Sakaguchi, est d’ailleurs également le créateur-même de cette série, ce qui est remarquable dans l’histoire des adaptations de jeux au cinéma. Mais ce film n’est pas exactement une adaptation, il est plutôt une variation filmique sur différents thèmes de l’univers de Final Fantasy. On pourrait même être tenté de dire que, finalement, ce film ne cherche pas du tout à s’intégrer dans un quelconque esprit de fidélité au jeu (à part peut-être via quelques clins d’Å“il en passant, du prénom Cid au nombre de membres de l’équipe de combats – 4, comme dans la plupart des jeux Final Fantasy – en passant par la présence d’une « scène d’amour après une grande désillusion », classique de la série), mais plutôt qu’il s’agit d’un développement parallèle de l’esthétique propre à un auteur. On retrouve ainsi la thématique de Gaia et du cycle des esprits notamment, dans un univers mêlant science-fiction, romance, tragédie planétaire, esprit d’équipe et fantasy. Ce dernier point, paradoxalement, est celui qui est le moins présent dans ce film, et on peut penser que c’est ce bouleversement en particulier qui aura déçu les fans du jeu-vidéo, le film n’ayant ainsi que peu de rapport avec une quelconque idée de jeu de rôle. (Lire la suite…)
juillet
Bonjour Pixitroqueurs et Pixitroqueuses ! Après une semaine de vacances, voici le retour du dossier consacré aux jeux-vidéos adaptés au cinéma. Cette semaine, on dézingue du zombie :

RESIDENT EVIL, sorti en 2002, est la seconde adaptation au cinéma d’un jeu-vidéo pour l’américain Paul W. S. Anderson, après Mortal Kombat. Il était prévu à l’origine que la mise en scène soit confiée à George A. Romero, décision on ne peut plus logique quand on sait que le maître du film de zombies (La Nuit des Morts-Vivants, Zombie, Le Jour des Morts-Vivants, entre autres) fut la principale influence de la série des jeux-vidéos Resident Evil. Mais, malgré un scénario assez fidèle à celui du jeu, Romero fut évincé par des producteurs qui voulaient quelque chose de plus spectaculaire. Le résultat final n’est ainsi pas véritablement dans l’esprit du jeu, basé sur une enquête angoissante et la survie dans un univers hostile avec peu de moyens – la recherche et l’économie de munitions est notamment une donnée essentielle de la série de jeux créée par les japonais de Capcom. Dans le film, au contraire, l’équipe de commando mitraille les zombies à tout-va, à tel point qu’on a finalement plus l’impression de regarder une adaptation du jeu-vidéo de shoot them up House of the Dead (mais celui-ci a également eu le droit à son adaptation, dont on aura l’occasion de reparler ici). (Lire la suite…)
juillet
Bonjour Pixitroqueuses et Pixtroqueurs ! Aujourd’hui, un article dans la continuité de celui de la semaine dernière :

MORTAL KOMBAT : DESTRUCTION FINALE est la suite directe de Mortal Kombat, sortie deux ans après, en 1997. Le réalisateur a changé, la mise en scène étant confiée à un plus grand débutant que pour le premier opus : John R. Leonetti, heureusement resté inconnu, lui. « MEUWTAL KEUMBAATT ! » Comme le premier, le film débute avec le générique le plus violent de tous les temps, qui sera aussi le meilleur moment du film, accompagné encore de la fameuse musique qui donnerait envie même à Gandhi de sauter dans tous les sens en mettant des coups de pied à tout-va. Outre le réalisateur, beaucoup d’acteurs ont également changé d’un film à l’autre, mais jamais pour le mieux : les deux comédiens qui ont repris les rôles de Sonya Blade et Johnny Cage sont largement moins attachants, et c’est sans regret qu’on voit disparaître l’un d’eux très vite ; quant à James Remar (récemment papa de Dexter dans la série éponyme), il donne à Raiden des allures de vieux-beau semblant vouloir éviter les combats (bien qu’il se batte dans ce film-ci, contrairement au premier). Christophe Lambert qui le jouait dans le premier volet a du abandonner le rôle pour un film encore plus incroyable que celui-ci, le fameux Beowulf. (Lire la suite…)


















