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14
juillet

Bonjour Pixitroqueuses et Pixtroqueurs ! Aujourd’hui, un article dans la continuité de celui de la semaine dernière :

MORTAL KOMBAT : DESTRUCTION FINALE est la suite directe de Mortal Kombat, sortie deux ans après, en 1997. Le réalisateur a changé, la mise en scène étant confiée à un plus grand débutant que pour le premier opus : John R. Leonetti, heureusement resté inconnu, lui. « MEUWTAL KEUMBAATT ! » Comme le premier, le film débute avec le générique le plus violent de tous les temps, qui sera aussi le meilleur moment du film, accompagné encore de la fameuse musique qui donnerait envie même à Gandhi de sauter dans tous les sens en mettant des coups de pied à tout-va. Outre le réalisateur, beaucoup d’acteurs ont également changé d’un film à l’autre, mais jamais pour le mieux : les deux comédiens qui ont repris les rôles de Sonya Blade et Johnny Cage sont largement moins attachants, et c’est sans regret qu’on voit disparaître l’un d’eux très vite ; quant à James Remar (récemment papa de Dexter dans la série éponyme), il donne à Raiden des allures de vieux-beau semblant vouloir éviter les combats (bien qu’il se batte dans ce film-ci, contrairement au premier). Christophe Lambert qui le jouait dans le premier volet a du abandonner le rôle pour un film encore plus incroyable que celui-ci, le fameux Beowulf.

Pour combler ces tristes changements, cette suite a pour principal intérêt de multiplier le nombre de personnages issus de l’univers Mortal Kombat. On verra donc avec plaisir (au moins pour les déguisements d’Halloween) apparaître Motaro le centaure, Jade la ninja, Jax et ses bras bioniques (qui essaye de reprendre le rôle de trublion de service à la place de Johnny Cage, mais sans beaucoup de succès), le grand méchant mais pas du tout charismatique Shinnok (au contraire de son fils Shao-Kahn et de la mythique casseuse de tympans Sindel, plutôt convaincants), les robots Smoke et Cyrax, Sheeva est ses quatre bras (qui étaient tellement compliqués à animer pour un combat que ce dernier est extrêmement écourté), Nightwolf le loup-garou (dont on pourrait croire que la courte apparation est due aux images de synthèse horribles qu’il nécessite, si seulement ces dernières n’étaient pas utilisées dans beaucoup d’autres scènes totalement inutiles), et même Ermac, connu à la base dans les jeux Mortal Kombat pour être un bug de programmation mélangeant Sub-Zero et Scorpion (son nom signifie d’ailleurs « Error Macro »), et devenu un véritable personnage dans MK3.

Pour le reste, cette suite a gardé tout ce que le premier film avait de pire, tout en enlevant le meilleur : l’humour ne sauve ainsi plus un scénario inexistant (en gros, les méchants décident de tricher et d’envahir la Terre malgré la défaite lors du dernier Mortal Kombat, et les aventures du premier film n’ont donc servi à rien !), les répliques sont ici toutes plus plates que Jane Birkin, et les combats sont d’une mollesse telle que même le montage et les musiques (toujours plus kitsch) ne parviennent pas à les dynamiser. Mais pourquoi donc faire autant de sauts périlleux durant un combat aussi ! Sans compter le ridicule nombre de câbles encore visibles dans les scènes nécessitant ces acrobaties…

Après avoir vu défiler tous ces personnages, la seule envie positive qui vient est de vouloir rejouer à Mortal Kombat. Mais la véritable envie est de retrouver le producteur de ce film, dans l’Outre-Monde ou ailleurs, pour enfin… « FINISH HIM! » A noter, par ailleurs, que parmi les nombreux fans de Mortal Kombat déçus de ces adaptation au cinéma, un a décidé de prendre les choses en main et de relancer la série. Pour convaincre les producteurs de le financer, il a tourné un court-métrage intitulé Mortal Kombat: Rebirth pour  »seulement » 7500$ et l’a diffusé sur youtube. Espérons que sa chance lui sera accordée…

Note : 2/10.

Bande-Annonce (VO) :

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