Bonjour Pixitroqueuses et Pixitroqueurs !
La sortie du film Prince of Persia : les sables du temps est l’occasion de faire le point sur les adaptations de jeux-vidéos en films, tendance encore rare mais en pleine expansion, surtout quand on voit le calendrier des films annoncés pour les temps à venir. Le blog de Pixitroc ouvre donc ici un dossier-diaporama sur ces films qui ont rarement (voire jamais ?) donné de résultats heureux, mais par contre souvent drôles. Il s’en suivra ensuite logiquement un classement des « moins pires » d’entre eux.
(Toutes les images utilisées pour ce dossier sont tirées du site www.imdb.com)
Premier film étudié dans ce dossier : Silent Hill.

Le film SILENT HILL , sorti en 2006, fut réalisé par un « français », Christophe Gans. Les guillemets sont de circonstance tant ce metteur en scène n’a jamais vraiment été considéré dans son propre pays, qui goûte habituellement plus aux films d’auteurs ou aux comédies qu’aux films de genre qu’il affectionne (il a auparavant réalisé Crying Freeman et Le Pacte des Loups) au même titre qu’un Luc Besson par exemple. Ce film est ainsi une production franco-américaine (alors que les jeux-vidéos Silent Hill sont produits par les Japonais de Konami, même s’ils sont très ancrés dans la culture américaine).
Un soin particulier a été apporté à l’esthétique du film, qui tente de reproduire l’atmosphère si particulière et angoissante du jeu. Malheureusement, l’essai n’est pas vraiment concluant, car même si lumières, couleurs et personnages sont représentés assez fidèlement (certains angles de caméra semblent même tout droit sortis de la série de jeux), l’ensemble ne prend jamais vraiment tout à fait et, surtout, ne plonge jamais dans l’angoisse. Et c’est ce qui surprend le plus dans ce film : même les scènes où l’on s’attend à avoir peur sont comme court-circuitées, de sorte qu’on reste plus dans l’expectative qu’autre chose, ce qui amène forcément frustration et déception.
Le scénario (signé Roger Avary, qui a par ailleurs écrit Pulp Fiction pour lequel il a obtenu un Oscar) est aussi tordu que pouvaient l’être ceux des jeux (l’histoire reprend d’ailleurs beaucoup d’éléments du premier volet sorti sur Playstation), jouant sur la perte de repères, l’impossibilité de déceler le vrai du faux, la réalité du cauchemar (avec les mêmes références que le jeu, des récits de H. P. Lovecraft aux films de David Lynch), mais le tout est joué et mis en scène avec si peu de subtilité qu’on se croirait plus devant du grand-guignol que devant un film d’angoisse digne de ce nom.
Si vous voulez vraiment passer un pur moment d’angoisse à vous en retourner le cerveau, autant (re)jouer aux jeux.
Note : 4/10.
Bande-Annonce (VO) :
Retrouvez la saga Silent Hill à l’échange sur le site Pixitroc :






4 juin 2010 à 09:13
Moi je suis aller voir voir prince of persia hier pas mal du tout bien dans l’esprit du jeu.
3 juin 2010 à 21:33
En effet j’ai de quoi faire, et vous aurez donc à lire, en espérant que ce sera épicé à votre goût ! Merci pour les encouragements en tout cas
3 juin 2010 à 13:08
…surtout à Silent Hill 2, qui est de très loin le meilleur car le plus dense concernant la psychologie des personnages !
Je vois Youli que tu te mets à l’écriture de critiques cinématographiques. Je te souhaite donc bon courage. Tu ouvres le bal avec un sujet qui ne manque pas de grains à moudre : Mario Bros., Double Dragon, Street Fighter, Tomb Raider, Resident Evil, Max Payne, Hitman, Doom, Dead or Alive, les « chefs-d’oeuvre » de Uwe Boll (House of the Dead, BloodRayne, King Rising, Alone in the Dark, ou encore Far Cry)… Ca va, t’as de quoi faire ^^
2 juin 2010 à 12:28
J’avais bien aimé ce film moi ^^’